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FO dénonce le raidissement d’une partie du patronat dans les négociations dans la branche des fleuristes

Publié le 13 mai 2012 à 8:20 I
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Pour le représentant syndical au sein de la branche, il y a pourtant fort à faire pour améliorer le sort des salariés fleuristes, notamment en regard de la pénibilité croissante provoquée par les évolutions récentes du métier.

«Fleuriste est un beau métier, encore faut-il pouvoir l’exercer dans de bonnes conditions.» C’est la conviction de Gérard Paucod, du Syndicat national des personnels des activités végétales, florales et annexes (SNPAVFA-FO), affilié à la FGTA FO. Le responsable syndical sait de quoi il parle puisqu’il a été lui-même un salarié pendant plus de quarante ans chez des fleuristes traditionnels (indépendants). À l’origine du premier syndicat de la profession en 1972, il n’a jamais cessé de se battre pour consolider la convention collective du secteur, dont la particularité est de couvrir aussi les conditions d’emploi, de travail et de formation des salariés de «la vente et des services des animaux familiers (animalerie)». «Il y a encore beaucoup à faire pour améliorer le sort des salariés… surtout au vu de l’évolution récente du secteur», lance-t-il, avant de dénoncer l’essor de grandes surfaces à la périphérie des agglomérations, au détriment des petits commerces et des marchés aux fleurs des centres-villes. «Depuis une vingtaine d’années, les enseignes de fleuristes ont dénaturé le métier» déplore ainsi Gérard Paucod, il en veut pour preuve la profusion de «libres-services», où les salariés sont cantonnés à la manutention (approvisionnement des couloirs de rayons) sans avoir parfois aucun contact avec la clientèle. Or, rappelle-t-il, «être fleuriste, à la base, c’est prendre soin des plantes mais aussi des attentes des clients (personnalisation des compositions florales de la clientèle)». Pour lui, au-delà de la regrettable perversion des «valeurs traditionnelles du métier (standardisation à outrance des produits et des services), cette évolution a provoqué une dégradation des conditions de travail à laquelle n’échappent plus les salariés des TPE. Il cite en vrac «l’amplitude des horaires, la dévalorisation du métier manuel (gestes répétitifs), la déshumanisation des contacts avec les clients, le problème de la pénibilité (position debout, froid, humidité, port de charges lourdes), la pression au chiffre, la hausse des temps de trajet domicile-travail…». Autant de sujets sur lesquels le patronat rechigne à négocier avec les syndicats.

À propos des négociations de branche, FO observe un raidissement de la partie patronale, sous la pression d’une nouvelle organisation d’employeurs représentant les grandes entreprises d’animaleries.  Les syndicats de salariés ont ainsi eu un mal fou à concrétiser une mutuelle santé obligatoire, dont la mise en place est désormais prévue pour le mois de juin 2012. Quant aux salaires «les propositions du patronat sont en dessous de tout. Ce n’était pas arrivé depuis 2000», dénonçait Gérard Paucod le 2 mai,  à la veille d’une ultime réunion de négociation. Prochain sujet de négociation à son agenda social: la reconnaissance de la pénibilité dans le secteur.

Gérard Paucod,  FGTA FO

 

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