Trois questions à... Gabriel Gaudy, Secrétaire général de l’Union départementale de Paris

« Élection TPE à Paris : un état-major de campagne »

Plus de 400 000 salariés des TPE à Paris, et l’Île- de-France en représente 20% des 4,6 millions sur le plan national. C’est un enjeu de taille pour FO !

Gabriel Gaudy : Effectivement ! Nous avons donc mis en place un véritable état-major de la campagne. Une salle y est dédiée, avec les cartes sur lesquelles sont portées rue par rue les actions programmées. On organise ainsi la répartition pour éviter les doublons et les vides. Quatre militants de l’UD sont détachés en permanence sur la campagne. Leur rôle est aussi de coordonner les actions avec celles des UD FO de banlieue, compte tenu du fait que beaucoup de nos militants y résident et sont invités à agir autour de leur domicile.

Comment toucher autant de salariés qui sont non seulement éparpillés, mais aussi très mobiles en région parisienne ?

G.G. : En effet, tous les salariés sur Paris résident en banlieue et utilisent au quotidien les transports en commun (métro, RER, trains de banlieue, bus). On va donc mener une campagne de terrain directement vers les petits commerces : salons de coiffure, boulangeries... Par exemple, avec la Fédération FO de la Métallurgie nous ciblons tous les garages auto. Même chose avec la Fédération FO de l’Alimentation pour les HCR (Hôtels-Cafés- Restaurants). Mais on va aussi distribuer de l’information sur les lieux fréquentés (métro, gares).

Comment cette campagne est-elle perçue ?

G.G. : C’est dur pour nos syndicats, déjà mobilisés par ailleurs en ces temps difficiles. Mais tout le monde a intégré qu’un bon résultat confortera la position de chacun dans son entreprise. Les militants de la fonction publique sont particulièrement engagés, on ne peut que s’en féliciter.