Élection TPE : FO troisième avec 15,25% des voix

Au final, ce sont 478 866 salariés des TPE (Très petites entreprises) qui ont voté lors des élections syndicales organisées du 28 novembre au 12 décembre dernier.

iés des TPE (Très petites entreprises) qui ont voté lors des élections syndicales organisées du 28 novembre au 12 décembre dernier. }} C’est à la fois peu et beaucoup. Peu si l’on se réfère au taux de participation qui s’élève à 10,38%, puisque ce scrutin concernait 4614653 salariés inscrits. Mais c’est aussi beaucoup parce que les salariés des TPE étaient appelés pour la première fois, à l’exception des élections prud’homales, à voter pour un syndicat.

UNE CAMPAGNE PEU RELAYÉE PAR LES POUVOIRS PUBLICS ET LES MÉDIAS

Ces entreprises de moins de onze salariés sont en effet dépourvues de représentation syndicale : ni délégué syndical, ni délégué du personnel, ni comité d’entreprise. Beaucoup aussi parce que ces élections n’avaient d’autre objet que d’évaluer la représentativité syndicale, sans apporter directement de représentation particulière des salariés concernés ni de droits nouveaux. Il s’agissait d’une élection sur sigle, les salariés étant invités par leur vote à indiquer quel syndicat avait, d’une manière générale, leur confiance ou leur préférence : une sorte de sondage grandeur nature. Beaucoup aussi car, à l’exception de deux courriers envoyés par l’Administration au domicile des salariés, les informant pour la première fois en septembre dernier de l’élection, puis en novembre pour leur adresser les bulletins de vote, l’information publique a été très limitée, tant de la part des pouvoirs publics que des médias, qui l’ont très peu évoquée : qui se souvient d’en avoir entendu parler autrement que par les bulletins et campagnes d’informations syndicales, dont les moyens ne sont évidemment pas comparables à ceux des campagnes électorales politiques ? Beaucoup enfin au regard des difficultés d’organisation : courrier jamais arrivé ou arrivé tardivement dans certains cas, vote électronique difficile, voire impossible (le taux de vote électronique, censé faciliter la participation, a été réduit à 1,9% !).

Dans ce contexte, FO a toutes les raisons de se satisfaire du résultat : avec 15,25% des votants, « FO consolide nettement, en termes électoraux dans le privé, sa troisième place », s’est félicitée la Confédération dans un communiqué du 21 décembre. Et, en effet, si l’on se réfère aux dernières élections prud’homales (décembre 2008), qui concernaient l’ensemble du secteur privé, FO maintient son résultat (15,81%), tandis que la CGT passe de 33,98% à 29,54% et que la CFDT, qui rêvait d’arriver en tête, recule également, passant de 21,81% à 19,26%. Quant aux autres organisations syndicales, elles se trouvent nettement en dessous de 10% et même du seuil fatidique de 8% pour la représentativité interprofessionnelle, instituée par la loi d’août 2008, puisque l’UNSA obtient 7,37%, la CFTC 6,53% et l’Union syndicale solidaires (SUD) 4,75%, sans parler des candidatures souvent totalement méconnues qui ne dépassent pas les 2,4%.

Un autre motif de satisfaction pour FO, celle-ci arrive en seconde position dans plusieurs Régions : 19,23% en Région Limousin ; 19,09% dans le Nord-Pas-de-Calais ; 18,18% en Poitou-Charentes ; 18% en Région Centre et en Région Picardie ; 16,86% en Midi-Pyrénées ; 16,8% en Languedoc-Roussillon ; 16,64% en Région Provence-Alpes-Côte d’Azur. En Guadeloupe FO arrive également deuxième avec 25,92%.

Les dernières informations de la campagne