Le gaspillage alimentaire : n’accablons pas les consommateurs, décomplexons-les !

Le Parlement européen a consacré 2014, à la lutte contre le gaspillage alimentaire. De prime abord, le sujet n’a pas manqué d’interpeller l’AFOC par sa connotation morale. Néanmoins, pris sous l’angle d’une orientation permettant de préserver le pouvoir d’achat du consommateur, d’économiser sur la part des dépenses consacrées à l’alimentation, et non sous la forme d’un discours moralisateur tendant à expliquer comment faire mieux avec moins en ces temps de récession conjugués à une politique d’austérité, le sujet mérite intérêt... Pour notre association, le gaspillage doit s’envisager tout au long de la chaîne alimentaire et à défaut d’une réelle définition politique du concept, l’AFOC refuse toute notion "fourre-tout" qui tendrait à rendre le consommateur seul responsable de ce fameux gaspillage.

Alors, qu’entendre par gaspillage de la nourriture ?

La définition du gaspillage n’apparaît pas simple : Comment définir le "caractère évitable » ? Quid du recyclage des produits et de leur valorisation : doit-on encore parler de gaspillage si on recycle ? Idem au regard du diagnostic : où se situe le gaspillage ? Selon et à quelles étapes de la chaîne alimentaire ? Quels en sont les acteurs ? Concernant quels produits ? Est-ce le consommateur qui est trop faible pour résister ou est-ce l’offreur qui est le tentateur ? De quelle marge de choix réelle dispose le consommateur pour changer ses comportements ?

En savoir plus : … En savoir plus : brèves AFOC sur JEC n°68 – juillet – août